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Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/13

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INTRODUCTION


Quand le temps ne me manquerait pas, c’est le cœur qui me manquerait devant l’amoncellement des gros livres de l’Inde antique ; devant cette littérature dont Paul de Saint-Victor écrivait habilement que « le dérèglement est sa règle ».

« Entre l’esprit européen et celui de l’Inde, disait-il encore, se dressent cent millions de dieux monstrueux. »

Ce que j’admire dans le Gitanjali c’est d’abord qu’il est tout petit. Ce que j’admire dans le Gitanjali, c’est qu’il n’est encombré d’aucune mythologie. Ce que j’admire dans le Gitanjali c’est que point n’est besoin de préparation pour le lire. — Et sans doute il peut être intéressant de constater par où ce livre se rattache aux traditions de l’Inde an-