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Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/118

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LVI


C’est ainsi que la joie que tu prends en moi est si pleine. C’est ainsi que tu es descendu jusqu’à moi. Ô Seigneur ! maître de tous les cieux, si je n’existais pas, où serait ton amour ?

Tu m’as pris comme associé de ton opulence. Dans mon cœur se joue le jeu sans fin de tes délices. Par ma vie prend forme incessamment ton vouloir.

Et c’est pourquoi, toi, Roi des rois, tu t’es revêtu de beauté afin de captiver mon cœur. Et c’est pourquoi ton amour se résout lui-même dans cet amour de ton amant ; et l’on te voit ici où l’union de deux est parfaite.