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Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/112

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sur ton lit. L’oiseau matinal gazouille et demande : Femme, qu’as-tu trouvé ? Non, ce n’est ni fleur, ni flacon de senteur, ni aromates — Seigneur, c’est ton terrible glaive.

J’admire et je m’étonne, quel don m’as-tu fait-là ? Je ne sais trouver nulle place où le cacher. J’ai honte de le porter sur moi, frêle comme je suis, et je me blesse à lui quand je le presse sur ma poitrine. Pourtant il me faut supporter dans mon cœur l’honneur que tu m’as fait de ce don d’un fardeau de peine.

Désormais, pour moi nulle peur ne saurait plus être en ce monde, et dans mes désaccords tu resteras victorieux. Tu m’as laissé la mort pour compagne et je la couronnerai de ma vie. Ton