Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/111

Cette page a été validée par deux contributeurs.



LII


Je voulais te demander — mais je n’ai pas osé — la guirlande de roses que tu portais au cou. Ainsi j’attendis au matin et que tu sois parti pour en trouver sur le lit quelque vestige. Et, pareil au mendiant, je quêtai dans le crépuscule, ne fût-ce que pour un pétale égaré.

Pauvre de moi ! Qu’ai-je trouvé ? Quel gage a laissé ton amour ? Ce n’est ni fleur, ni flacon de senteur, ni aromates. C’est ton puissant glaive, étincelant comme une flamme, pesant comme un coup de tonnerre. La jeune lumière du matin, par la fenêtre, vient se répandre