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Page:Sue - La Bonne aventure, Tome 3, 1851.djvu/92

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servateur eût remarqué trois coteries, ou si l’on veut trois cours bien distinctes, ayant chacune leur reine.

Dans le grand salon, la princesse de Morsenne trônait sur son canapé que venaient tour-à tour partager les femmes avec qui elle comptait le plus ; derrière elle, assis sur un pliant et le bras familièrement appuyé au dossier du sopha, se tenait le fidèle chevalier de Saint-Merry : c’était là sa place habituelle, il n’en bougeait pas, et se trouvait, ainsi que madame de Morsenne, le centre d’un groupe assez nombreux de femmes assises sur des fauteuils et d’hommes se tenant debout.

Cette coterie, presque exclusivement composée d’anciennes amies et de vieux amis de la princesse, qui, directement ou indirecte-