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Page:Sue - La Bonne aventure, Tome 3, 1851.djvu/86

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deux battants ; les seules voitures des ambassadeurs et des ministres du gouvernement du roi, comme on disait alors, avaient le droit de stationner dans la cour immense de ce vaste palais dont toutes les fenêtres étincelaient de lumière.

Dix heures et demie venaient de sonner ; l’interminable file de voitures armoriées s’avançait avec lenteur et s’arrêtait successivement devant le perron de l’hôtel ; une livrée splendide et nombreuse garnissait le vestibule, où aboutissait un magnifique escalier de marbre blanc, à rampe dorée ; un tapis de velours rouge cachait à demi les marches garnies de caisses d’orangers ou de camélias fleuris. Cet escalier, brillamment éclairé, conduisait au premier étage, où se trou-