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Page:Sue - La Bonne aventure, Tome 3, 1851.djvu/75

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rien prévoir qui puisse vous menacer) ; mais enfin ces amis, à la première inquiétude, si vague, si déraisonnable même qu’elle soit, accourraient auprès de vous, afin de vous soutenir, de vous aider à combattre ces folles superstitions auxquelles les âmes tendres et candides comme la vôtre sont parfois sujettes. Allons, chère Maria, voyez comme vous êtes entourée ! sur combien de cœurs courageux, dévoués, vous pouvez compter ! Croyez-moi, pauvre enfant, affrontez sans crainte, par la pensée, les suppositions les plus sinistres, et demandez-vous ensuite ce que peuvent peser ces funestes illusions auprès des réelles affections qui vous protègent ?

— Je vous avais bien dit, madame, que ma tristesse passerait, — répondit Maria en