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Page:Sue - La Bonne aventure, Tome 3, 1851.djvu/72

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L’émotion de Maria et la cause de cette émotion étaient si étranges, si inexplicables, que Jérôme et sa femme, malgré la sagesse et la fermeté de leur esprit, restèrent un moment surpris et silencieux.

Le docteur Bonaquet rompit le premier le silence, et s’adressant paternellement à Maria :

— Ma pauvre et chère enfant, si je vous disais que rien ne justifie l’impression que vous éprouvez, je mentirais ; je comprends que, quoique très explicables par le hasard des choses, certaines circonstances peuvent étonner, inquiéter même les caractères les plus fermes ; je comprends encore qu’en rapprochant de ce qui s est passé hier à l'Opéra les craintes que je manifestais tout à l’heure sur