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Page:Sue - La Bonne aventure, Tome 3, 1851.djvu/70

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— Mais alors qui t'a rappelé cette vilaine et maudite pensée, — demanda Joseph.

— Je ne veux pas expliquer cela, mais tout à l’heure, quand M. Bonaquet se chagrinait du manque de parole de M. Anatole, disant qu’il voudrait le sauver non-seulement à cause de lui, mais du mal qu’il ferait peut-être par haine et par vengeance, puisqu’il disait qu’après avoir été martyr il deviendrait bourreau ; à ce mot de bourreau, j’ai pensé à la guillotine, je me suis encore rappelé les paroles de la sorcière, et je me suis senti froid partout. Hélas ! ce que je vous dis là est ridicule, vous allez vous moquer de moi, vous aurez raison, je sais que rien n'est plus sot que de craindre que M. Anatole, si méchant qu’il devienne, soit mon