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Page:Sue - La Bonne aventure, Tome 3, 1851.djvu/69

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femme, – c’est que lorsque la devineresse nous a dit cela, à toutes les trois, qui entourions M. Anatole j’ai senti, sans savoir pourquoi, mon cœur se serrer si fort, que mon bon Joseph s’est aperçu de ma tristesse...

— Oui, et tu m’as même dit que, de cette tristesse soudaine, je saurais la cause.

— Il est vrai, — reprit Maria, — mais ce moment passé, autant pour m’étourdir là-dessus que pour ne pas t’inquiéter, Joseph, j’ai pensé comme M. Bonaquet, qu’après tout c’était un hasard ; j’ai pris mon courage à deux mains, pour n’y plus songer, j’ai dit toutes sortes de folies à Joseph, et ce matin c’était oublié.