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Page:Sue - La Bonne aventure, Tome 3, 1851.djvu/56

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sauver Anatole, ce n’est pas seulement le sauver lui-même, c’est l’empêcher de faire peut-être, hélas ! beaucoup de mal ; son âme, ulcérée par les mépris du monde où il vivait, s’est aigrie jusqu’à la haine, jusqu’à la vengeance aveugle et méchante, car ces mots odieux lui ont échappé : Patience, patience! un jour le martyr deviendra bourreau.

A ces mots, Maria ne put retenir un cri d'effroi, et cacha son visage dans ses mains.

Héloïse, s'approchant vivement de la jeune femme, qui depuis quelques instants avait paru attristée, lui dit :

— Mon Dieu ! qu’avez-vous donc, ma chère madame Fauveau ?

— Rien, madame, répondit la jeune fem-