Ouvrir le menu principal

Page:Sue - La Bonne aventure, Tome 3, 1851.djvu/39

Cette page n’a pas encore été corrigée


un éclair, et onze heures sonnaient que nous croyions qu’il était à peine huit heures, n’est-ce pas, Joseph ?

— Certainement, et nous étions si éveillés, si émoustillés, que l’idée nous est venue d’aller intriguer Anatole au bal de l’Opéra, où tu nous a rencontrés.

— Qu’avez-vous donc, mon ami ? — dit soudain Héloïse à son mari. — Vous semblez préoccupé ?

— Voilà bientôt huit heures et Anatole ne vient pas,— reprit le médecin. —Malgré moi, ce retard m’inquiète. Mais bah ! c’est folie que de m’inquiéter. N’ai-je pas sa parole ? Allons, mon bon Joseph, un verre de