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Page:Sue - La Bonne aventure, Tome 3, 1851.djvu/27

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avec des écus que l'on s’embrasse ; mais par exemple, il faut dire une chose, — reprit Maria en redevenant sérieuse, presque émue, en s’adressant à Héloïse,— pour une grande dame, vous n'êtes pas fière du tout, madame, ce qui montre que vous avez bon cœur. Et je me sens aussi à l’aise tout-à-l’heure, quand j’ignorais votre rang. Ah ! pour ça non, vous n’êtes pas fière !

— Vous vous trompez, madame, — reprit Héloïse en tendant la main à la jeune femme avec une cordialité croissante, — je suis fière, très-fière, d’avoir pressenti, d’après ce que mon mari me disait de vous, qu’il n’y avait rien de meilleur que votre cœur, rien de plus aimable que votre esprit et votre naturel.