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Page:Sue - La Bonne aventure, Tome 3, 1851.djvu/25

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quand Maria ne dira pas ce qu’elle pense... c’est qu’elle sera muette.

— Mon Dieu, c’est tout simple, ce que je pense,— reprit madame Fauveau. — D’abord je me suis dit : Tiens, tiens, tiens ! M. Bonaquet, notre ami, à nous petits boutiquiers, qui épouse une belle dame noble, dont les parents étaient de la cour, c’est drôle ! Et puis, en réfléchissant, j’ai ajouté : Ah çà ! mais, voyons donc un peu ! Pourquoi donc ce mariage m’étonnerait-il ? Ils s’aimaient, ils se convenaient, ils se sont mariés, voilà tout. Est-ce que si j’avais été la fille d’un gros banquier, ça m’aurait empêché d’épouser Joseph, parce qu’il n’aurait été que petit détaillant ? Est-ce que de son côté, si Joseph avait été gros banquier, il ne m’au-