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Page:Sue - La Bonne aventure, Tome 3, 1851.djvu/129

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Jérôme Bonaquet l’eût prévenu la veille de sa résolution de se rendre à l’une des prochaines réunions de l’hôtel de Morsenne, Anatole ne pouvait en croire ses yeux : la témérité des nouveaux mariés lui semblait d’autant plus dangereuse, qu’il pouvait juger, par les paroles échangées autour de lui, de l’accueil qui attendait le médecin et sa femme.

L’angoisse d’Anatole devenait de plus en plus poignante, son premier mouvement, dicté par un fond de véritable affection pour son ami d’enfance, fut de se glisser au premier rang des spectateurs, afin d’offrir au moins à Bonaquet, au milieu de cette foule hautaine, glaciale ou hostile ; un visage ami et au besoin un défenseur. Mais une égoïste et lâche appréhension retint Ducormier.