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MORBUS SACER

��I. La marée ooir« des nuages monte daot le ciel. Sur \e\ toiu i'avance le flot des nuet, qui baigne let maisons de ses «aguet plombées. Le jusant de l'orage s'amasse, et déjà roule dans le canal des nies.

Les arbres sont soucieux. Les feuilles immobiles, et les oÏMasx se taisent. La rumeur de la ville est plus sourde ; et l'on attend <|aek|M hâte menaçant, qui fait faire le silence dans l'espace, où, sur le foitre, il marche en grondant.

Et moi, je sens le Visiteur nocturne qui s'approcbe : ou mémt, hélas, s'étant glissé en ma chair, sans que je l'aperfusse, je sens qa'il te dresse du fond de moi.

II. Voici, une autre fois encore, mon démoa qai «e prcM* «( s'agite.. Ma pensée'est plus lourde que l'air ténébreui. on s« fonsc l'orage. Et mon Ime est plus accablante que ce qui l'accable. .

Le Démon de la Nuit me serre k la gorge ; et j'éiodfe. Le vertige de la mort me saisit. Tout mon être me pèse; aoa séaBl a'e«»c- velit sous des cendres briJiantes, et m'écrase.

Ma tête roule sur mon épaule, et gravite dans le dégoAt «ers mon cceur qui bat plus affolé que la boussole, sous les climats du p6ie. El l'immense nausée monte des profondeurs de la «ic à mes lènes trem- blantes.

III. L'écume est dans mes jeux, et je scas m«» pvpilkt qui grandissent, tournoyer comme des roues, et bondir daat met orbite», comme un noyau trop lourd vent sortir de la gousse. .

IV. Je ne sais où je sais, — sinon qae la Mort est. J'ai le pied sur le seuil de l'Ombre. .

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