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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/99

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locutions grossières. La jeune fille tremblait et chancelait sous cette fureur insensée.

— Je ne souffrirai point que vous parliez davantage à miss Hazeltine sur un ton pareil ! dit enfin Gédéon, s’interposant avec résolution.

— Je lui parlerai sur le ton qui me plaira, répliqua Maurice, dans un nouvel élan de fureur. Je parlerai à cette misérable mendiante comme elle le mérite !

— Pas un mot de plus, monsieur, pas un mot ! — s’écria Gédéon. — Miss Hazeltine, poursuivit-il en s’adressant à la jeune fille, vous ne pouvez pas rester davantage sous le même toit que cet individu ! Voici mon bras ! Permettez-moi de vous conduire en un lieu où vous soyez à l’abri de l’insulte !

— Monsieur Forsyth, dit Julia, vous avez raison ! Je ne saurais rester ici un seul moment de plus, et je sais que je me confie à un homme d’honneur !

Pâle et résolu, Gédéon offrit son bras, et les deux jeunes gens descendirent les marches du perron, poursuivis par Maurice, qui réclamait la clef de la porte d’entrée.

Julia venait à peine de lui remettre son trousseau de clefs, lorsqu’un fiacre vide passa rapidement devant eux. Il fut hélé, simultanément, par