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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/97

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tante à moi, ou encore de ma femme de ménage, à votre choix.

— Me prêter une tante ! s’écria Julia. Oh ! quelle générosité ! Je commence à croire que c’est vous qui m’avez envoyé l’Hercule !

— Je vous donne ma parole d’honneur que non ! protesta le jeune homme. Je vous admire bien trop pour avoir pu vous envoyer une œuvre d’art aussi monstrueuse !

Julia allait répondre, lorsque les deux amis tressautèrent : un coup violent avait été frappé à la porte.

— Oh ! monsieur Forsyth !

— Ne craignez rien, ma chère enfant ! dit Gédéon appuyant tendrement sa main sur le bras de la jeune fille.

— Je sais ce que c’est ! murmura-t-elle. C’est la police ! Elle vient se plaindre au sujet de la statue !

Nouveau coup à la porte, plus violent, et plus impatient.

— Mon Dieu ! c’est Maurice ! s’écria la jeune fille. Elle courut à la porte et ouvrit.

C’était en effet Maurice qui apparaissait sur le seuil : non pas le Maurice des jours ordinaires, mais un homme d’aspect sauvage, pâle et hagard, avec des yeux injectés de sang, et une barbe de deux jours au menton.