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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/90

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ture est certainement de la main de Maurice, et j’ai reçu une lettre de lui, ce matin même, me disant de me préparer à recevoir un baril. Croyez-vous que ceci puisse être considéré comme un baril, monsieur Forsyth ?

Statue, à manier avec précaution, fragile, lut tout haut Gédéon, sur un des côtés de la caisse. Vous êtes bien sûre que vous n’avez pas été prévenue de l’arrivée d’une statue ?

— Non, certainement ! répondit Julia. Oh ! monsieur Forsyth, ne pensez-vous pas que nous puissions jeter un coup d’œil à l’intérieur de la caisse ?

— Et pourquoi pas ? s’écria Gédéon. Dites-moi seulement où je pourrai trouver un marteau !

— Venez avec moi, dans la cuisine, et je vous montrerai où sont les marteaux ! dit Julia. La planche où on les met est trop haute pour moi !

Elle ouvrit la porte de la cuisine et y fit entrer Gédéon. Un marteau fut vite trouvé, ainsi qu’un ciseau : mais Gédéon fut surpris de n’apercevoir aucune trace d’une cuisinière. Il découvrit également, par contre, que miss Julia avait un très petit pied et une cheville très fine ; découverte qui l’embarrassa si fort qu’il fut tout heureux de pouvoir s’attaquer au plus vite à la caisse d’emballage.