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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/81

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teau et les tenailles que j’aperçois là-bas, je pouvais changer quelques étiquettes, et expédier ces colis l’un à la place de l’autre !

En cet instant, le gardien du fourgon, ayant entendu la voix de Michel Finsbury, ouvrit la porte de sa petite cabine.

— Vous feriez mieux d’entrer ici, messieurs ! dit-il aux deux voyageurs, lorsque ceux-ci lui eurent expliqué le motif de leur intrusion.

— Venez-vous, Wickham ? demanda Michel.

— Non, merci ! je m’amuse follement, à voyager dans un fourgon ! répondit le jeune homme.

Et ainsi, Michel étant entré dans la cabine avec le gardien, et la porte de communication ayant été refermée, M. Wickham resta seul parmi les bagages, libre de s’amuser à sa fantaisie.

— Nous arrivons à Bishopstoke, monsieur ! — dit le gardien à Michel quand, un quart d’heure plus tard, le train siffla et commença à ralentir sa marche.

— On va s’arrêter trois minutes. Vous n’aurez pas de peine à trouver de la place dans un compartiment !

M. Wickham, — que nous avons laissé s’apprêtant à jouer aux propos interrompus avec les étiquettes des colis, — était un jeune gentleman fort riche, d’apparence agréable, et doué de l’esprit le plus inoccupé. Peu de mois auparavant, à Paris,