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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/328

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de fort près un de vos plus récents essais d’écriture comparée ! Le nom de cette personne est Moss, mon cher ami !

Il y eut un long silence.

— J’aurais dû deviner que cet homme venait de votre part ! murmura Maurice.

— Et maintenant vous allez signer l’acte, n’est-ce pas ? dit Michel.

— Mais dites donc, Michel ! — s’écria Jean, avec un de ces généreux élans qui lui étaient familiers. Et moi, qu’est-ce que je deviens dans tout cela ? Maurice est à l’eau, je le vois bien ! Mais moi, pourquoi l’y suivrais-je ? Et puis j’ai été volé, moi aussi, n’oubliez pas cela ! J’ai été, moi aussi, un orphelin, tout comme lui, et élève de la même école !

— Jean, dit Michel, ne pensez-vous pas que vous feriez mieux de vous fier à moi ?

— Ma foi, vous avez raison, mon vieux ! répondit le Grand Vance. Vous ne voudrez pas abuser de l’innocence d’un orphelin, j’en jurerais. Et toi, Maurice, tu vas signer tout de suite le document en question, ou bien je me fâcherai, et, tu sais, je te ferai voir quelque chose qui étonnera ta faible cervelle !

Avec un empressement soudain, et bien inespéré, Maurice se déclara prêt à signer la renon-