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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/308

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vos amis ! Car ce sont bien vos amis, n’est-ce pas ?

— Je ne vous comprends pas ! dit Maurice.

— Vous n’êtes pas sans avoir entendu parler d’un certain piano ? suggéra Gédéon.

— Un piano ? s’écria Maurice, en saisissant convulsivement le bras du jeune homme. Alors, c’est vous qui êtes l’autre homme ? Où est-il ? Où est le corps ? Et est-ce vous qui avez touché le montant du chèque ?

— Vous demandez où est le corps ? fit Gédéon. Voilà qui est étrange ! Est-ce que, réellement, vous auriez besoin du corps ?

— Si j’en aurais besoin ? cria Maurice. Mais ma fortune entière en dépend ! C’est moi qui l’ai perdu ! Où est il ? Conduisez-moi près de lui !

— Ah ! vous voulez le ravoir ? Et votre ami, le sieur Dickson, est-ce qu’il veut aussi le revoir ? demanda Gédéon.

— Dickson ? Qu’entendez-vous avec votre Dickson ? Est-ce Michel Finsbury que vous désignez de ce nom ? Hé ! mais certainement, il le veut aussi ! Il a perdu le corps, lui aussi ! S’il l’avait gardé, l’argent de la tontine serait dès maintenant à lui !

— Michel Finsbury ? Naturellement pas l’avoué ? s’écria Gédéon.