Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/287

Cette page a été validée par deux contributeurs.


de la Gare de Waterloo ! répondit l’avoué. Y seriez-vous attiré par une impulsion morbide ? Au fait, vous êtes devenu tout drôle, depuis que vous avez perdu votre barbe ! Je commence à croire que c’était dans votre barbe que vous gardiez votre bon sens !

— Monsieur Finsbury, dit le professeur de dessin, j’ai beaucoup réfléchi à la nouvelle complication qui vient de se produire dans ma vie, du fait de cette annonce : et, si vous voulez bien me le permettre, je vais vous exposer les résultats de mes réflexions !

— Allez-y ! fit Michel. Mais n’oubliez pas que c’est aujourd’hui dimanche ! Pas de gros mots, ni de bavardage inutile !

— Nous nous trouvons en présence de trois hypothèses possibles, commença Pitman : 1° cette annonce peut se rattacher à l’affaire du baril ; 2° elle peut se rapporter à la statue de M. Semitopolis ; enfin, 3° elle peut émaner du frère de ma défunte femme, qui est parti il y a vingt ans pour l’Australie et n’a plus jamais donné de ses nouvelles. Dans le premier cas, — affaire du baril, — j’admets que l’abstention serait, pour moi, le parti le plus sage.

— La cour est de votre avis jusque-là, maître Pitman ! dit Michel. Veuillez continuer.