Ouvrir le menu principal

Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/267

Cette page a été validée par deux contributeurs.


pis ! Jean aurait à se débrouiller tout seul ! « Oui, mais — reprenait alors la voix diabolique — comment veux-tu qu’il se débrouille, fût-il même cent fois moins stupide qu’il l’est ? »

Anxiété numéro 4 : La maison de cuirs, ou Enfin nous avons fait faillite ! Mœurs londoniennes. Sur ce point particulier, Maurice était sans nouvelles. Il n’avait pas encore osé mettre les pieds à son bureau : et cependant il sentait qu’il allait être forcé d’y passer sans plus de retard. Bon ! Mais que ferait-il, quand il serait au bureau ? Il n’avait le droit de rien signer en son propre nom ; et, avec la meilleure volonté du monde, il commençait à se dire que jamais il ne réussirait à contrefaire la signature de son oncle. Dans ces conditions, il ne pouvait rien pour arrêter la débâcle. Et lorsque la débâcle se serait enfin produite, lorsque des yeux scrutateurs examineraient jusqu’aux moindres détails les comptes de la maison, deux questions ne manqueraient pas d’être posées à l’effaré et piteux insolvable : 1° Où est M. Joseph Finsbury ? 2° Que signifiait certaine visite à la banque ? Questions combien faciles à poser ! et grand Dieu ! combien il était impossible d’y répondre ! Et l’homme à qui elles seraient adressées, s’il n’y répondait pas, irait certainement en prison, irait probablement — eh ! oui ! — aux galères.