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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/241

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refusera pas de m’écouter ! Dieu merci, les jours de l’oppression tory sont finis !

— Non, cela n’ira pas ! mon oncle, dit Gédéon.

— Mais vous n’êtes pas assez fou pour persister à vouloir vous défaire vous-même de ce cadavre ? s’écria M. Bloomfield.

— Je ne vois pas d’autre issue devant moi ! dit Gédéon.

— Mais c’est absurde, et je ne peux pas en entendre parler ! reprit M. Bloomfield. Je vous ordonne positivement, Gédéon, de vous désister de cette ingérence criminelle !

— Fort bien ! dit Gédéon, en ce cas, je vous transmets la chose, pour que vous fassiez du cadavre ce que bon vous semblera !

— À Dieu ne plaise ! s’écria le président du Radical-Club. Je ne veux avoir rien à démêler avec cette horreur !

— En ce cas, il faut bien que vous me laissiez faire de mon mieux pour m’en débarrasser ! répliqua son neveu. Croyez-moi, c’est le parti le plus raisonnable !

— Ne pourrions-nous pas faire déposer secrètement le cadavre au Club Conservateur ? suggéra M. Bloomfield. Avec de bons articles que nous ferions écrire ensuite dans nos journaux radicaux,