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tage ! L’après-midi s’avance ; il y a des trains pour Hampton-Court toutes les demi-heures, et je n’ai pas besoin de vous décrire l’impatience de mon ami. Tenez ! voici un billet de cinq livres pour les premiers frais ! Et voici l’adresse !

Et Michel commença à écrire ; puis il s’arrêta, déchira le papier, et en mit les morceaux dans sa poche. — Non, dit-il, j’aime mieux vous dicter l’adresse ; mon écriture est trop illisible !

Gédéon inscrivit soigneusement l’adresse : « Comte Tarnow, villa Kurnaul, Hampton Court. » Il prit ensuite une autre feuille de papier, et y écrivit encore quelques mots.

— Vous m’avez dit que vous n’avez pas fait choix d’un avoué ! reprit-il. Voici l’adresse d’un avoué, qui, pour un cas de ce genre, est l’homme le plus habile de Londres !

Et il tendit le papier à Michel.

— Ah ! vraiment ! s’écria Michel, en lisant sa propre adresse sur le papier.

— Oui, je sais, vous aurez vu son nom mêlé à des affaires assez malpropres ! dit Gédéon ; mais lui-même est un homme parfaitement honorable et d’une capacité reconnue. Il ne me reste plus, messieurs, qu’à vous demander où je pourrai vous retrouver, à mon retour de Hampton Court ?