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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/166

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— Vous savez que, en principe, vous devriez être accompagné de votre avoué… risqua Gédéon.

— Sans doute, sans doute : vous nous désignerez votre avoué ordinaire, et, de cette façon, l’affaire pourra être mise sur un pied plus régulier dès demain ! — répondit Michel en s’asseyant, et en signifiant à Pitman de s’asseoir aussi.

— Mais, voyez-vous, nous ne connaissons aucun avoué dans cette ville ; et comme on nous a parlé de vous, et que le temps presse, nous nous sommes permis de venir vous trouver !

— Puis-je demander, messieurs, reprit Gédéon, à qui je suis redevable de la recommandation ?

— Vous pouvez parfaitement nous le demander, répliqua Michel avec un sourire malin ; mais on nous a priés de ne pas vous le dire… au moins pour le moment !

— Une attention charitable de mon oncle, évidemment ! se dit Gédéon.

— Je m’appelle John Dickson, poursuivit Michel, un nom bien connu à Ballarat, j’ose le dire ! Et mon ami que voici est M. Ezra Thomas, des États-Unis d’Amérique, le riche manufacturier de galoches en caoutchouc.

— Voulez-vous attendre un instant, que j’aie pris note de cela ? dit Gédéon, en s’efforçant de se donner l’air d’un vieux praticien.