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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/164

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ou deux de patience, et la victoire nous appartiendra !

À la gare de Cannon-Street, les deux amis s’informèrent du piano de M. Brown, et furent ravis d’apprendre qu’il était parfaitement arrivé, ils se rendirent alors chez un loueur du voisinage de la gare, se munirent d’une grande charrette à bras, et revinrent prendre possession du piano. Après un court débat, il fut convenu que Michel traînerait la charrette, et que le rôle de Pitman consisterait à la pousser par derrière.

La maison habitée par Gédéon Forsyth était d’ailleurs tout proche, de telle sorte que le voyage du piano dans la charrette put s’achever sans trop de mésaventures. Au coin de la rue où demeurait Gédéon, les deux amis confièrent la charrette à la garde d’un commissionnaire patenté ; et, sans hâte, ils se dirigèrent vers le but final de leur expédition. Pour la première fois, Michel laissa voir une ombre d’embarras.

— Vous êtes bien sûr que mes favoris sont bien en place ? demanda-t-il. Ce serait diablement ennuyeux, si j’étais reconnu !

— Vos favoris sont parfaitement en place ! répondit Pitman après un scrupuleux examen. Mais moi, mon déguisement pourra-t-il m’empê-