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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/124

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nous avons été dupés, hier, par un escroc qui a réussi à se faire passer pour M. Joseph ! Dites à Monsieur votre oncle que nous allons tout de suite avertir la police ! Quant à ce chèque, je suis désolé d’avoir à vous répéter que, en raison de la manière dont il à été signé, la banque ne peut pas prendre sur elle… notre responsabilité… vous nous excuserez !

Et il tendit le chèque à Maurice, à travers le comptoir. Maurice le saisit machinalement : sa pensée était tout entière à un autre sujet.

— Dans un cas comme celui-là, dit-il, la perte incombe uniquement à nous, c’est-à-dire à mon oncle et à moi !

— Pas du tout, monsieur, pas du tout ! C’est la banque qui est responsable. Ou bien nous recouvrerons ces huit cents livres, ou bien nous vous les rembourserons sur nos profits et pertes : vous pouvez y compter !

Le nez de Maurice s’allongea encore ; puis un nouveau rayon d’espoir s’offrit à lui.

— Écoutez ! dit-il. Laissez-moi le soin de régler cette affaire ! Je m’en charge. J’ai une piste ! Et puis, les détectives, ça coûte si cher !

— La banque ne l’entend pas ainsi, monsieur ! répliqua M. Judkin. La banque supportera tous les frais de l’enquête ; nous dépenserons tout