Ouvrir le menu principal

Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/106

Cette page a été validée par deux contributeurs.



— Et… qu’est-ce qu’a fait Pitman ? demanda Maurice.

— Il a emporté le baril dans un fiacre à quatre roues, répondit Bill. Le pauvre homme était tout tremblant. Je ne crois pas qu’il ait beaucoup de santé !

— Et ainsi, murmura Maurice, le baril est parti ?

— De ça, vous pouvez en être bien sûr ! dit le porteur. Mais vous feriez mieux de voir le chef de service !

— Oh ! pas du tout, la chose n’a aucune importance ! protesta Maurice. Ce baril ne contenait que des échantillons !

Et il se hâta d’opérer sa sortie.

Enfermé dans un fiacre, une fois de plus, il s’efforça de jeter un nouveau regard d’ensemble sur sa position. « Supposons, se dit-il, supposons que j’accepte ma défaite et aille tout de suite déclarer la mort de mon oncle ! » Il y perdrait la tontine, et, avec celle-ci, sa dernière chance de recouvrer ses 7.800 livres. Mais, d’autre part, depuis le shilling de pourboire donné au cocher de fiacre, il avait commencé à constater que le crime était coûteux dans sa pratique, et, depuis la perte du baril, que le crime était incertain dans ses conséquences. Avec calme, d’abord, puis sans