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Page:Stendhal - Mémoires d’un Touriste, I, Lévy, 1854.djvu/361

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MÉMOIRES D’UN TOURISTE

les gens qui offrent quelques garanties, moyennant un abonnement annuel très-peu cher. Il arrivera de là que pour toutes sortes d’affaires on se donnera rendez-vous au théâtre, comme on fait à Milan. Les femmes recevront des visites dans leurs loges. Le billet d’entrée sera de cinq francs.

Les sixièmes loges, auxquelles on arrivera par un escalier à part, s’ouvriront moyennant cinquante centimes (comme à Milan le loggione). Tous les gens bruyants iront au loggione.

Je n’ai pas eu le temps d’aller à Clisson, dont bien me fâche ; on m’assure que le site est charmant. M. Cacault, ancien ministre de Florence à Rome, s’y était retiré ; et, d’après ses conseils, la ville, plusieurs fois brûlée dans le cours des guerres civiles, a été rebâtie en briques et un peu dans le goût italien.

M. de B. nous disait, ce soir, qu’on ne trouverait pas maintenant cent paysans bretons pour faire la guerre civile, tandis qu’au commencement de la Vendée, ce furent les paysans qui allèrent chercher les gentilshommes dans leurs châteaux et les forcèrent de se mettre à leur tête.



FIN DE LA PREMIÈRE SÉRIE.