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Page:Stendhal - Chroniques italiennes, Lévy, 1855.djvu/320

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Les personnes qui préfèrent à toutes choses les agréments d’un dîner au Café de Paris, et la promenade sur le boulevard, ne devraient jamais voyager. Elles trouveront pis partout. En aucun lieu du monde, elles ne pourront échanger quelques pièces de monnaie contre des plaisirs aussi bien arrangés et aussi dépouillés de tout inconvénient. À la vérité, quels sont ces plaisirs ? Ceux que peuvent goûter les âmes les plus vulgaires, ceux qui se fondent sur la vanité et sur les penchants les plus communs. C’est la connaissance de cette grande vérité qui vaut à Paris et à ses environs la présence de vingt mille Anglais, et c’est l’ignorance de cette même vérité qui fait tant de voyageurs mécontents et donnant au