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Page:Stendhal - Chroniques italiennes, Lévy, 1855.djvu/177

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remarquer que le testament avait été dressé à Padoue, et soumis aux lumières des excellentissimes Parrizolo et Menochio, premiers professeurs de cette université et aujourd’hui si célèbres jurisconsultes.

Le prince Louis Orsini arriva à Padoue pour s’acquitter de ce qu’il avait à faire relativement au feu duc et à sa veuve, et se rendre ensuite au gouvernement de l’île de Corfou, auquel il avait été nommé par la sérénissime république.

Il naquit d’abord une difficulté entre la signora Vittoria et le prince Louis, sur les chevaux du feu duc, que le prince disait n’être pas proprement des meubles suivant la façon ordinaire de parler ; mais la duchesse prouva qu’ils devaient être considérés comme des meubles proprement dits, et il fut résolu qu’elle en retiendrait l’usage jusqu’à décision ultérieure ; elle donnap our garantie le seigneur Soardi de Bergame, condottiere des seigneurs vénitiens, gentilhomme fort riche et des premiers de sa patrie.

Il survint une autre difficulté au sujet d’une certaine quantité de vaisselle d’argent, que le feu duc avait remise au prince Louis comme gage d’une somme d’argent que celui-ci avait prêtée au duc. Tout fut décidé par voie de justice, car le sérénissime (duc) de Ferrare s’employait pour que les dernières dispositions du feu prince Orsini eussent leur entière exécution.

Cette seconde affaire fut décidée le 23 décembre, qui était un dimanche.

La nuit suivante, quarante hommes entrèrent dans la