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les derniers bretons.
Voici le début.
« Quand donc, ô mon Dieu ! viendra le jour où je respirerai l’air de ma contrée, où je te reverrai, terre de France ?… Mon corps est loin de toi ; mais, jour et nuit, ô France ! mon âme est sous ton ciel, avec le souvenir de tout ce que tu m’as fait souffrir !
» Trois ans déjà, trois ans entiers depuis que je suis venu sur cette terre des Anglais… — Et le cœur qui désire beaucoup se lasse si vite d’attendre ! Mais hélas ! peut-être ai-je encore bien à souffrir, peut-être ne te reverrai-je jamais, ô mon pays !
» Assis sur un rocher, près des grèves de la mer, les larmes coulent sans cesse le long de mes joues en voyant le péché et l’infa-