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Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/494

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Chap.
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desquels ne mettez plus de tranches de lard, & frottez tout le mal avec de l’onguent du Duc, couvrez-le, & le pansez tous les jours, la peau se reprendra, les playes gueriront ; mais il ne faut pas manquer de le frotter d’onguent du Duc tous les jours, finalement il faut oster la peau d’agneau au bout de dix jours apres que vous ne mettrez plus les bandes de lard, car il doit estre guery entierement, mais il le faut laisser encor dans sa place sans le remüer autres dix jours, seront trente-deux jours qu’il aura esté là, apres quoy vous verrez s’il ne boitte plus en l’ostant de sa place, pour le promener peu à peu en main, le mener à l’eau & l’habituer au travail peu à peu.

Vous pouvez sans détacher la peau des reins, les couvrir tous de bouttons de feu, & percer le cuir à la distance d’un pouce l’un de l’autre, occupant toute la mesme place que vous avez occupé en détachant la peau, y mettre sur le tout une cerouëne & par dessus deux feüilles de papier, suspendre & enfermer le Cheval qu’il ne bouge d’une place, & le laisser un mois de la sorte, les escarres tombées, panser les playes avec l’onguent du Duc, & se gouverner pour le reste comme je le viens de prescrire, voilà les derniers remedes qu’on fait à ces sortes de maux, quelques-uns preferent le dernier au premier, & pour moy je les trouve égallement bons s’ils sont bien pratiquez, mais le dernier est plus aizé à faire.


CHAP.
ⅭⅬⅪ.
Pour effort à la hanche du Cheval.


LEs Chevaux outre les efforts de reins, en font aux autres parties, comme aux hanches & ailleurs, dont ils boittent de telle sorte qu’ils ne s’en soûtiennent point, & en demeurent estropiez. Ces efforts se font par des chuttes, ou d’étendre par trop la cuisse, ce qui fait que l’os qui joint la cuisse avec le corps, fort bien souvent de la place, ou que les ligamens & tendons s’allongent par trop, en sorte que l’humeur contenue en cét endroit pour faciliter le mouvement, sort ou se congele, ce qui cause la douleur, & empéche le mouvement de la hanche.

Si l’os de la hanche est fort relâché ou bien s’il est hors de sa place, on le connoist au toucher, & en cheminant on voit la place où estoit l’os, plus creuse, & le Cheval en boitte extremement & ne peut se soustenir sur la partie. L’ordinaire methode pour remettre l’os en sa place est de faire tirer l’espine ; mais à moins