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indignation ; cependant personne ne bougea pour aider les recherches des gendarmes. Jean Brien, qu’on regardait comme le chef de l’expédition, ne put être arrêté ; mais on mit la main sur Jean-Pierre Nayl et ses deux frères. Il fut prouvé qu’il était parti avec eux pour se réunir à la bande de Bignan quatre jours avant l’attentat. On les arrêta dans une hutte de charbonniers, à une portée de fusil de Saint-Allouestre. Ils ne firent aucune résistance et se laissèrent conduire à la prison de Vannes. Tout le monde les connaissait dans la rue du Mené, et tout le monde les plaignait quand ils y passèrent en plein jour, attachés tous les trois avec une corde. La veuve Guillemin, chez laquelle ils logeaient, eut le courage d’aller les embrasser au milieu de la rue, et de leur dire qu’elle