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un tapis de pied, secoua les rideaux sans trouver aucun indice qui pût faire reconnaître les coupables. Ce ne fut qu’au moment de sortir de la chambre que l’adjoint aperçut derrière une chaise un chapeau qu’il ne reconnut pas pour avoir appartenu au maire ; il le prit, et quand on en eut approché la lanterne, on put voir ces mots écrits à l’intérieur, selon la mode des écoliers : Jean-Pierre Nayl, élève du collége de Vannes, rue des Chanoines, n° 17.

Pendant qu’on se livrait à ces perquisitions, les gendarmes et les soldats battaient les chemins de tous côtés. Les esprits furent divisés le lendemain pendant la foire. Quelques-uns approuvaient les meurtriers ; le plus grand nombre les blâmait ; les légitimistes surtout exprimaient avec vivacité leur