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lesse et qui retrouve inopinément au fond d’un tiroir une fleur desséchée, une parure flétrie, je n’ai pu résister au désir d’en publier un ou deux, en me cachant avec soin sous un nom que prenaient tour à tour tous ceux qui ne voulaient pas être reconnus. Je laisse paraître aujourd’hui, en le signant, celui que j’ai appelé la Peine de mort, parce qu’un récit vaut quelquefois autant qu’une raison.

Je ne puis terminer cette préface sans dire que mes idées sur le point principal ont été entièrement modifiées par l’étude. Je pense à présent que la peine de mort et toutes les peines perpétuelles peuvent et par conséquent doivent être retranchées de nos codes ; en un mot, je refuse à l’homme, soit en matière politique, soit en matière