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une partie du gouvernement, qui lui doit sa place, qui lui demande de l’avancement, qui pense comme lui puisqu’il le sert, quand le gouvernement lui dit, en lui montrant un accusé politique : Je suis en danger, défends-moi. »

J’étais, sur ce dernier point, complétement d’accord avec M. Moisan. Ce n’est pas moi assurément qui aurais pensé à supprimer la peine de mort en matière politique, tout en la laissant subsister pour les crimes ordinaires. Quand je lisais l’histoire de la révolution, si j’étais indigné, comme tous les hommes de cœur, des exécutions par masses, sans jugement et sans culpabilité, il y avait des condamnations que je trouvais justes, et auxquelles je sentais bien que j’aurais souscrit. Je sais à présent pourquoi