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rent plusieurs années dans les campagnes de l’Ouest, encombraient les prisons de détenus politiques, et les crimes communs se multipliaient à la faveur des troubles. La maison de force de Vannes, à laquelle fut attaché M. Moisan, différait beaucoup de nos prisons d’aujourd’hui, qui ressemblent extérieurement à des hôpitaux ou à des casernes, et auxquelles des philanthropes d’une certaine espèce reprochent d’être trop confortables. C’était une vieille porte de la ville, flanquée de deux tours à longs toits en poivrières. Elle n’avait ni cours ni préau. Les prisonniers respiraient un peu d’air dans une étroite galerie de pierre, qui allait d’une tour à l’autre en passant par-dessus la porte, et qui avait servi de chemin de ronde. On les aperce-