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cinq minutes, leur verdict était rendu, et les accusés ramenés à l’audience. Après avoir prononcé leur mise en liberté, le président, d’une voix émue, leur adressa ces paroles, au milieu du plus religieux silence :

« Yvonic, Jean-Pierre et Jean-Louis Nayl, une fatalité déplorable a fait peser sur vous la responsabilité d’un crime que vous aviez tout fait pour empêcher. L’épreuve que vous avez subie est terrible ; vous en sortez non-seulement innocents, mais dignes de toutes les sympathies et de tous les respects. Que les ardentes sollicitudes qui vous ont accompagnés jusqu’ici adoucissent l’amertume de vos souvenirs. En vous rendant à la liberté, la Cour est heureuse de s’associer à votre joie et à celle de la plus digne, de la plus courageuse, de la plus noble femme… »