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joues, et nous traîna chez le procureur du roi. M. Hervo fut tellement saisi, qu’un instant nous craignîmes un malheur ; mais il se remit promptement, et s’écria qu’il allait partir pour Elven, avec M. Jourdan et moi, pour recevoir juridiquement la déposition des trois femmes. Il exigea que Marion demeurât chez lui, et la confia aux soins de Madame Hervo, qui l’accueillit comme une mère. Quand nous eûmes les dépositions en règle, il vint avec nous à Bignan, pour faire dessiner de nouveau l’état des lieux, et à Saint-Allouestre, où, d’après ces nouveaux indices, il put aussi recueillir des documents importants. Nous n’avions qu’à le laisser faire, il était aussi ardent que nous ; ni peines ni fatigues ne lui coûtaient. Il déclara, en rentrant à Vannes, qu’il voulait aller à Caen de