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la nuit fut tombée, elles étaient toujours sur cette pierre froide, enlacées dans les bras l’une de l’autre, et la mère parlait de son fils ; elle racontait toute son enfance et toute sa jeunesse ; les jours où elle avait cru le perdre, où elle l’avait disputé à la maladie ; la tendresse qu’il avait pour elle, au milieu de sa vie de désordre ; elle excusa comme elle put ses crimes, car elle avait du fanatisme dans l’âme, et elle avait sucé le lait sanglant de la guerre civile ; mais les sentiments de femme et de mère reprenaient le dessus, et alors elle s’apitoyait sur le sort de la malheureuse qu’elle tenait embrassée. Elle savait tous les détails de l’assassinat de Brossard, et elle connaissait deux femmes dans Elven qui pouvaient témoigner comme elle de l’innocence des frères Nayl. Les ré-