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des prisonniers que comme des compagnons, et menacés d’être tués à la première tentative d’évasion. Yvonic raconta dans les plus grands détails comment ils étaient parvenus à s’enfuir dans une alerte, et à se réfugier dans une hutte de charbonniers, où la gendarmerie les avait arrêtés dès le lendemain. Ce récit, dans lequel les trois frères n’avaient jamais varié, et qu’ils faisaient tous les trois avec l’air et le ton de la vérité, faisait impression, malgré son invraisemblance, sur l’esprit du magistrat instructeur. Les causes avaient été séparées, et les Nayl devaient être jugés aux assises du Calvados, mais on les retenait à Vannes parce qu’ils étaient nécessaires à l’instruction de l’autre procès. On n’abandonnait pas l’espoir d’arriver à quelque découverte qui fût dans leur