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volontairement chez Brossard, qu’ils avaient su ce qu’on y allait faire, et qu’ils avaient assisté en armes à l’exécution. Quand ils furent mis tous en présence, les Nayl repoussèrent ces déclarations avec la plus grande énergie ; ils soutinrent que les réfractaires leur avaient complétement caché leur dessein ; que quand ils purent soupçonner un crime, ils firent tous leurs efforts pour s’y opposer, et que même au moment où l’on porta le premier coup à Brossard une lutte s’engagea entre eux et les assassins. Jean-Louis montra les traces de deux écorchures assez graves, qu’il affirma lui avoir été faites pendant la lutte ; mais ils furent bâillonnés, garrottés, réduits à être spectateurs impuissants du crime. Depuis ce moment, ils erraient au milieu des autres, plutôt comme