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blant d’éloges qui maintenant lui faisaient des blessures mortelles. Les grands politiques (il n’en manque pas, même parmi les ignorants et les simples) reprochaient à nos amis d’avoir repoussé la responsabilité de l’assassinat. Ils croyaient fermement à leur culpabilité et leur en faisaient un titre de gloire ; mais semblables à plus d’un sectaire, se sentant bien à l’abri de toutes poursuites, ils déclaraient avec un emportement qui n’était pas sans une sorte d’éloquence sauvage, qu’il y avait de la lâcheté à désavouer sa conduite, ses amis et ses principes, pour éviter le supplice. Marion ne s’irritait pas quand on injuriait ainsi les condamnés. Elle ne discutait pas. Elle se contentait de dire qu’ils n’avaient pas fait le coup et que par conséquent, il ne fallait pas les laisser