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STANCES À BÉRANGER

Salut, ô Béranger ! — Par les temps respectée,
Ta gloire te survit et ne craint plus d’affront :
Car la Muse immortelle a mêlé, sur ton front,
Aux roses de Moschus les lauriers de Tyrtée.

Plus haut que la clameur des sots et des méchants,
Comme un astre affranchi de la brume amassée,
Dans le ciel rayonnant de l’humaine pensée,
Monte ton nom sacré sur l’aile de tes chants.