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I

Lorsque la mer et Toi vous serez face à face,
Abîme toutes deux, toutes deux sans remords,
Le flot où tout se perd, ton cœur où tout s’efface,
En se parlant tout bas, compteront-ils leurs morts ?

Toi la beauté qui luit, elle, la mer qui rêve,
Terrestres infinis sous l’infini des cieux ;
Quand vous vous toucherez, montera, de la grève,
Des oublis révoltés l’hymne silencieux.