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EVOHÉ

Evohé ! — C’est le temps où la vigne blessée
D’un sang jeune et fumant teint le coteau vermeil,
Et, du voile flottant des brumes caressée,
Cache ses flancs meurtris aux baisers du soleil.

Evohé ! — C’est le temps où la chanson du cuivre
Sonne, sur les chemins, l’appel des vendangeurs,
Où le vin tiède encor dont leur foule s’enivre
Fait les vieillards et les jeunes songeurs.