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AUTRE CHANSON D’AUTOMNE

Voici que les autans moroses
Vont parsemer d’or les gazons
Et, vers les pâles horizons,
Emporter le souffle des roses.
— Que me fait l’haleine des fleurs,
Toi dont la lèvre a bu mes pleurs !

Voici que les heures voilées
Se hâtent vers le seuil des soirs,
Et que de vagues encensoirs
Fument au penchant des vallées.
— Tel monte l’encens de mes vœux
Vers le ciel d’or de tes cheveux !